mardi 31 décembre 2013

2014 garde un caractère si imprévisible qu’il laisse place à la nouveauté et à la création.

S’il y a encore une petite dimension de conscience qui est libre en vous, alors il est possible que votre intervention déjoue tous les diseurs de bonne aventure et toutes les prévisions surdéterminées par les économistes. Votre destin n’est pas inscrit sur les courbes de la croissance et ce n’est pas le dernier Smartphone à la mode que vous avez eu pour Noël qui va vous apprendre sur la vie de vos enfants. Vous voulez devenir, vous le serez parce que la conscience se détermine par les intentions, les buts, ou les motivations, et ce n’est pas la causalité qui rend compte de l’humain, mais l’intentionnalité.

Certes vous n’obtenez pas toujours ce que vous demandez, mais vous recevez toujours ce que vous créez, donc pour que votre année 2014 soit active et constructive n’hésitez pas et réagissez parce que c’est vous qui décidez. Une chose est certaine, et vous le savez, la prospérité ne veut pas dire avoir beaucoup plus, mais vivre beaucoup mieux. Évidemment nous sentons tous la menace de la déception du possible et on se cramponne à son passé pour se donner bonne consistance en refusant la réalité, mais le futur est notre à – venir et c’est ce qui nous tire vers l’avant et cristallise l’avènement de nos désirs et de nos attentes. Le futur c’est la temporalité même de l’action et de la volonté. Vouloir, c’est toujours vouloir un futur. Le futur nous appelle sur la route du temps. Il donne au temps la dimension d’une aventure, d’une découverte, d’une ouverture des possibles sur l’inconnu. Chaque jour est unique et chaque année est une promesse de bonheur et de découvertes. 

L’avenir garde un caractère si imprévisible qu’il laisse place à la nouveauté et à la Création. Le futur autorise tous les projets, tous les rêves, il n’a pas le poids de nécessité du passé.

B.B © Luçon 31/12/13

mardi 24 décembre 2013

La magie de Noël

L'origine des fêtes de Noël prend racine dans les Saturnales romaines. C'était un festival qui célébrait le solstice d'hiver et le retour de la lumière, symbole de la renaissance du soleil qui donnait lieu à des célébrations effrénées durant une semaine. En tant que fête chrétienne, elle commémore chaque année la naissance de Jésus de Nazareth et est célébrée le 25 décembre. Aujourd’hui  avec la surconsommation qui est l’expression emblématique du désir, il est devenu difficile de parler de la magie de Noël. Si on y regarde de plus près on peut s’apercevoir qu’on y cherche quelque chose qui ne s’y trouve plus et qui n’est plus qu’un fantasme de notre esprit. Nous nous laissons bluffer, sans voir que nous sommes emportés par l’engouement collectif, d’une idéologie ambiante, qui nous aveuglent sur la réalité du phénomène de la magie de Noël, au point que nous ne le voyons même plus le monde tel qu’il est.


La tragédie intellectuelle du monde moderne, est que nous sommes dans un milieu qui ne permet plus la réflexion. L’enfant n’est plus aidé à devenir un être humain complet. Les parents veulent faire famille à tout prix autour du sapin et de l’enfant qui reçoit des cadeaux inculqué au forceps de la surconsommation. Il est tout à fait paradoxale que le jour de Noël, on offre des pistolets aux enfants ou des jeux de guerre pour fêter la naissance du Christ, le même qui a été crucifié. Il y a un point commun entre tous ces dérapages, prendre le consommateur pour un imbécile, un crétin, ou un demeuré. Cela n'a l'air de rien, mais en réalité, ce n'est pas du tout anodin, cela traduit l'esprit même dans lequel est pensé le concept du consommateur.

L’orientation impulsée de cette surconsommation stimule implacablement un effet d’encombrement généralisé. La grande majorité des magasins regorge de marchandises, et c’est la course effrénée pour les cadeaux et de la nourriture, avec une surenchère d’année en année. Il y a trop de tout, trop, trop. Tout le monde est intoxiqué, hystérique, la voie naturelle est oubliée.

Ce n’est pas parce que c’est Noël qu’il ne faut rien faire, et ne pas faire plaisir pour fêter dignement. Faut arrêter avec les simulacres de cette magie de Noël. Si vous êtes intelligent, vous devez cesser de vous identifier à la figure d'un consommateur et plutôt vous tourner vers une vie plus respectueuse des hommes et de l’environnement. Moins de biens, plus de liens, plus de vie.

Joyeux Noël à tous


B.B © Décembre 2013
Photo : B.B Marché de Noël de Strasbourg

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vendredi 6 décembre 2013

Le guerrier de lumière

Son art n’est pas une réjouissance solitaire, il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre en offrant une vision des souffrances et des joies communes. Il lui a été enseigné par ses pairs qui ont consacré toute leur vie à ce travail. Je ne veux pas faire de prophétie, mais quand le mensonge et la servitude règne dans la bulle de la Cité, il est difficile de se défaire de ses devoirs, ou de parier sur le progrès futur du genre humain. Il vaut mieux agir. Quelles que soit l’origine du Guerrier de Lumière, nous pouvons le remercier de nous avoir légué une part de ce que l’homme peut faire de meilleur.

Héritier de la noblesse du cœur, Il use au mieux de toutes ses ressources, parce que son combat sera toujours difficile à maintenir contre les grands inquisiteurs qui risquent d’établir pour toujours le royaume de la mort. Il sait aussi qu’aucun de nous n’est assez grand pour une pareille tâche, et que ce qui est un obstacle pour les un, ne le sera pas pour les autres. Chaque génération se croit toujours vouée à refaire le monde, mais la sienne, il le sait, elle ne le refera pas. La tâche consiste plutôt à empêcher que le monde ne se défasse.

Dans cette course folle contre le temps, là où règnent la détresse et le malheur, l’hostilité, et l’incompréhension il trouve toujours un espace de liberté pour s’exprimer et retrouver le sentiment d’une communauté vivante qui accepte la charge de ses responsabilités.

B.B © Décembre 2013

Photo : Inconnu

lundi 2 décembre 2013

Clash émotionnel

C’est le clash émotionnel qui guide dans le dédale des opinions humaines, et l’intensité de l’émotion qui conduit à la moralité de l’action. Chez certain ce sera plus fort que chez d'autres, et c’est ce qui va faire toute la différence si vous êtes ici ou là, avec celui-ci ou avec celle-là. On ne décide jamais seule dans la relation. On y est, on y met du cœur et elle s’établit dans la communication. Elle part d’un idéal pour tenter d'harmoniser le réel, avec tous les défauts que ça comporte, nos doutes, nos peurs, ainsi que tout ce qui est douillettement en nous. C’est pareil qu’un miroir qui reflète tout sans la moindre résistance. La vérité est au-dessus des mots et des phrases. Il faut l'accepter sans le moindre jugement. L'émotion est inclut dans le mouvement et s’étale sur les plans successifs de l’esprit. On y met tout en commun. On accepte la différence jusqu’au moment où le cynisme met la violence de l’émotion au grand jour. C’est le clash émotionnel entre le désaccord et la courtoisie, une limite à ne pas franchir. Facile à dire mais pas facile à faire quand la tendance typique consiste pour l’essentiel à imposer sa volonté. 

La dualité est franche. Chacun a sa manière d’aimer et de haïr et c’est ce qui va faire la personnalité de chacun. Cela fait partie du clash émotionnel ! Une somme de souffrances que chacun garde en soi et qui produit les accusations, les rancœurs qui se ravivent dans la colère, ou restent dans le souvenir du ressentiment sans que nous puissions desserrer les dents. Il n’est pas facile de s’en défaire. C’est la serrure de l’inacceptable, de l’intolérable, de ce qui n’aurais jamais dû exister, et ainsi de suite de clash en clash et de pardon en pardon !

B.B © Décembre 2013
Photo : Inconnu



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Philosophie et spiritualité  

jeudi 28 novembre 2013

La vraie femme est celle qui sauve le monde

De tout les temps, les femmes ont été citées comme étant les fidèles représentantes de la Terre. Elles sont l’origine nourricière de notre mère Nature.

L’homme qui est par nature mortel, ne peut pas espérer la postérité sans le principe féminin qui est le cycle de la vie. Si Pandôra est le plus souvent présentée comme fléau trompeur en faisant basculer le destin des hommes parce qu’elle a ouvert la boite et libérer tous les maux de la terre, elle apporte néanmoins par sa capacité de procréation une descendance à l’homme. Grace à elle la mort des hommes n'est pas marqué pas leur disparition totale, et les fils transmettent le nom du père et perpétuent la lignée. Les biens passent par l’héritage d’une génération à la suivante. Seulement voilà il n’y a pas d’amour, de paix et de compassion possibles dans un monde où seule s’exprime la parole et la volonté du mâle. Il suffit de regarder les publicités, les clips et le cinéma pour constater la force du machisme. D'un coté les médias survalorisent les dominants, la vénalité, le goût de l'argent, de l'autre, le marché affame l'ensemble du monde pauvre obligeant la femme à vendre son dernier bien qui est son corps, alors que la vraie femme devrait être celle qui sauve le monde.

La femme véritable est celle qui détient les clés de la vie à travers laquelle se manifeste la noble et puissante force de l’amour, celle qui porte la vie. « Une mère veut le meilleur pour son enfant. Elle ne peut pas accepter la guerre, la maladie, la pollution, la mauvaise éducation. » Ce qui pose le problème de l’étique. Par conséquent, le salut de l’homme ne peut pas venir de la femme, si celle-ci ne s’oppose pas par son esprit critique à ce qui mérite d’être perpétué. Ainsi, les femmes de notre temps doivent se ressaisir de leur bâton de pèlerin et repartir à la conquête de leur propre identité d’Initiée. La vraie femme est celle qui sauve le monde ; la femme véritable est celle qui détient les clés de la vie ; la vraie femme est celle à travers laquelle se manifeste la noble et puissante force de l’amour, celle qui porte la vie.

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu




mardi 26 novembre 2013

Paradoxe de l'amour

D’un côté l’amour nous échappe dans sa pure émotion, et de l’autre il est mis entre nos mains comme le résultat de l’action. Si tel est le cas, il est donc entendu qu’il existe des recettes qui permettent de le trouver. Ainsi en agissant de manière correcte, on finira par donner ce que l’on a. Mais pour cela il faut posséder une certaine sagesse. Il faut que le cœur soit ouvert pour qu’il puisse être capable de devenir plus parfait avec le temps.

L’amour ne vient pas du ciel sans raison, il est notre œuvre, il jaillit de notre cœur. Il est, un certain art de vivre tiré de l’action. Il a une leçon importante à nous donner. Il n'est pas celui qui regarde s'il sera payé de retour, mais celui qui se détermine à bien faire son propre mouvement vers l’autre.

L’amour est impensable sans son contraire. Il n’y a rien à éliminer, tout est juste. Il n’y a pas de critique, c’est un partage. Cela veut dire qu’une fois introduit dans l’affectivité, chacun manque de sa moitié et se met alors à vouloir être auprès de l’autre. C’est le thème de la complétude, celle de la légende de l’âme sœur qui dit qu’ici bas chacun a sa moitié complémentaire. C’est une interprétation possible du manque intérieur. Soit on visite nos limites et nos peurs dans la relation du miroir, soit on y apporte le désir de retrouver l’unité. Le drame c’est que bien souvent un seul aime passionnément tandis que l’autre jouit du culte qu’on lui offre. Il y a entre les deux toute la différence entre la délicatesse du sentiment et le caractère possessif du désir. L’amour n’est pas un marchandage avec l’autre afin de lui soutirer de l’affection. L’amour véritable est union et émerveillement, joie du don et de la présence.

Photo : Inconnu

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La relation du miroir

jeudi 14 novembre 2013

Telle est la causalité

Une pensée juste et rigoureuse, ne peut pas se faire par procuration. Il faut se ménager un peu de temps, et de l’attention pour penser d’abord par soi-même, mais surtout sans approximation, sans préjugé, et sans précipitation. Telle est la causalité. 


Je ne vois pas comment je pourrais agir de manière juste, sans avoir auparavant délibéré de ma conduite à tenir, sans avoir décidé en connaissance de cause des conséquences de mon action. De plus, même si je dispose de cette liberté de choix, se libre arbitre, je dois encore savoir, quel usage je vais en faire. Pas si simple si je dois tenir compte de l’urgence d’une réponse immédiate. 


Bref qu’est-ce que je fais ? 
Quelle piste je vais suivre ? 




Je sais que l’efficacité de l’action est optimale, au tout début du commencement. Ici et maintenant, et non pas ailleurs et plus tard. De là, il est très facile de comprendre que l’intentionnalité structure la motivation. Je peux faire ma vie comme ça, je peux devenir ceci ou cela, je me fixe un but à atteindre, puis je me donne les moyens nécessaires en me bagarrant avec le réel dans la quête d’un résultat qui doit survenir dans le futur. 

Entre le but et les résultats, il y a l’action, celle que la pensée produit et qui n’est pas séparable de cette volonté d’atteindre un résultat dans le futur. 

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu

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Philosophie et spiritualité
Descartes Méditations métaphysiques

dimanche 10 novembre 2013

La véritable école initiatique.

La véritable école initiatique c'est ici et maintenant. Nous ne sommes pas encore au Paradis. C'est peut-être une manière arrogante de vous présenter la vie réelle, mais le monde qui nous entoure ne fait pas rêver. La guerre, la famine, la violence, les typhons c'est aujourd'hui. Si vous croyez avoir était pétri avec de la Terre qui contenait en elle toutes les pourritures, et si vous voulez aller au Paradis, il faudra d’abord participer à l’évolution et comprendre l’imperfection. Agir parce que le moment responsable est venu. Choisir parce que nous sommes à la croisée des chemins. Modifier la trajectoire parce que nous allons droit dans le mur, c’est pour cela qu’il ne nous faut pas espérer un monde parfait.

Certains ont tellement emprunté la voie du Cœur, qu’ils ont par là même dénaturé et falsifié la voie initiatique. A force de dire que Dieu est parfait, et qu’il a tout prévu, la faiblesse de l’esprit critique à laisser le champ libre à la crédulité. Non nous ne sommes pas des Saints, du moins pas encore. Nous ne sommes pas encore à l'image de Dieu. Nous devons comprendre la causalité, et prendre des responsabilités. Il faut travailler. Notre comportement humain est la preuve même que l’homme est libre, que l’homme peut faire tout ce qu’il veut. Il peut faire le mal comme le bien. La création est à ce prix, sinon il n'y aurait aucune diversité. Nous avons le libre n’abrite, il faut l’utiliser. Il faut comprendre à quel point notre rôle sur Terre est important. N’écoutez pas les diseurs de bonne aventure. Tous les hommes ont droit en une même puissance de raisonner, vous avez le droit d'avoir votre propre croyance. A vous d'expérimenter votre matière même si nous sommes tous issue de la même famille, et que sous la surface de la diversité il y a une unité. C'est d'abord votre propre manifestation du Divin qu'il faut trouver. Ne vous laissez pas soumettre à l’inertie du mental, Dieu ne va pas intervenir. Rien n’est prévu, vous avez tous les choix. Un ancien dicton oriental dit : « Dieu est capable de bouleverser les cieux jusqu’aux confins de l’univers pour réaliser à la place de l’homme ce qui lui est impossible. Mais il ne déplacera pas le moindre fétu de paille pour intervenir dans ce que l’homme a la capacité de résoudre » Alors participer à l’action. Vous avez des bras et une cervelle, sortez de votre conformisme où l’intelligence s’est endormie dans l’habitude. L’habitude maintient le mental dans des ornières et il l’empêche de sortir. Il faut de la vivacité dans l'esprit, une continuelle curiosité intellectuelle pour que l’intelligence soit toujours éveillée. Sinon, elle risque de croire à des préjugés de manière stupide et irréfléchie. C’est la paresse intellectuelle qui favorise le conformisme des idées reçues. 

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu

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Canalisation de la Terre: Le Magicien mystique
Conscience universelle : « Il n’existe aucun autre moyen que l’expérimentation » Pastor

vendredi 8 novembre 2013

L'arnaque de la conscience

La Conscience est une ressource, qui fait de chacun de nous une personne responsable. La conscience nous permet de voir, de comprendre, d’apprécier, de juger et de décider. Si vous connaissez déjà l’arnaque financière, il y a encore plus grave: l’arnaque de la conscience. Un peu comme en ce moment, où le plus grand nombre vie encore prisonniers d’un système de pensée tellement conditionné qu’ils adorent les moyens de leur aliénation.

Si les gens comprenaient comment fonctionne notre système nous aurions une révolution demain. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. C’est le Marché qui impose sa loi. C’est à celui qui fera le plus de profits pour racheter l'autre! C’est une course effrénée. Toute la souffrance du monde peut hurler tant qu’elle veut, la Terre peut craquer sous toutes ses coutures, la faim peut tuer un enfant toutes les dix secondes, des cinglés tirer au hasard dans les rues, des cadres au bout du rouleau se pendre dans leur bureau, des ouvriers se faire jeter dehors pour aller croupir au chômage… On n’en a rien à cirer.

Nous sommes des idiots, nous ne contrôlons rien du tout, tous nos désirs sont fictifs et résultent des stratégies marketing, aucun libre-arbitre, toutes les options sont décidées pour nous et nous y obéissons avec un conformisme qui laisse parfois pantois. Si on en croit les discours ambiants, les marchands du temple diront que la valeur suprême est l’éveil…. Le tour de passe-passe consiste, moyennant toutes sortes de justifications verbeuses, à faire semblant que l’on est conscient de l’illusion alors qu’en réalité on est en plein dedans. Quand on sort à huit heures pour aller au bureau, on met les grosses chaussures pour écraser tout le monde, et quand on rentre le soir chez soi, on met les pantoufles pour aller s’agenouiller devant notre conscience, et on oublie que toute la journée qu’on a écrasé tout le monde, dit des méchancetés, fait des remontrances, ou porté la médisance.

Notre pseudo-lucidité est illusoire et la ruse du système consiste justement à jouer sur cette ambiguïté, donnant à croire que nous ne sommes pas stupide, que nous contrôlons notre vie, que nous avons un libre-arbitre,… tout en mettant systématiquement en place des stratégies contraires. La dérive commerciale maintenant consiste à faire des stages payants de développement personnel et de bien-être.  Le problème c’est que, quelles que soient les pantoufles que nous mettons le soir, la vérité voit bien les gros sabots. 

B.B © Novembre 2013
Photo : PAWEL KUCZYNSKI

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samedi 2 novembre 2013

Pour ou contre ?

Soyons honnêtes beaucoup de personnes font encore de mauvaises réponses à la bonne question. Le cyberespace où s’élaborent les défis fonctionnent pareils : désinformation, sondage, buzz, vérification du code (pour ne pas dire fichage, écoute). La contagion est exponentielle et le flux se répand dans tous les foyers à la vitesse d’un clic. Aucun relief, pas de perspective, ni de ligne de fuite, juste un écran total qui retranscrit tous les flux contradictoires en termes d’imageries dans la forme du réseau sociale. Notre aveuglement collectif, notre paresse intellectuelle, nos craintes et notre acceptation docile de ce système et tout simplement insensé.

Evidemment c’est plutôt bien d’échanger, de partager mais dans la dans la confusion qui caractérise notre époque, il s'agit seulement de s’exprimer même si on n’a rien à dire. A y regarder de plus près c'est une petite liberté d’expression "Duel" qui consiste à chercher constamment des torts et à vouloir par-dessus tout avoir raison. On parle de tout et de rien, parfois avec la nette impression que personne n’écoute vraiment. Cherche amis désespérément.

Si Internet s’installe dans l’univers mental des gens, il joue aussi chez beaucoup d'autres, un rôle fondamental. Son usage a révolutionné le travail de recherche et de mise à disposition de l’information. Il est devenu un vecteur de communication intemporelle, et participe avec une grande facilité à la communication entre les hommes. La liberté de s’exprimer ainsi gagné, donne les ressources du dialogue à grande échelle. Les idées se partagent à la vitesse de la lumière et facilite la connaissance du monde.

Aujourd’hui avec Internet on peut accéder à l’œuvre du génie pour peu qu’on s’en donne un peu la peine. Oui une grande partie de la connaissance et de l’information s’acquiert maintenant avec un clic de souris depuis l’autre bout du monde. Le « vivre ensemble ou la connaissance de l’autre» est devenu une valeur forte. Malheureusement tout n’est pas réglé pour autant ! Parce que le problème, ce n’est pas tant l’accès à la connaissances  ou l’épanouissement des masses. Le problème ce sont les gens qui accèdent à cette masse d'informations et qui en reviennent les mains vides malgré tout.

Accéder à la connaissance est une chose. Savoir en retirer un enseignement profitable en est une autre. De là à croire que l’on peut trancher toutes les questions, il y a tout de même un fossé à ne pas franchir. Ce n’est pas parce que on nous a répété sans cesse qu’il y avait des gens qui ont raison et d’autres qui ont tort qu’on doit se laisser faire. Il n’y a pas seulement du noir et du blanc. Il y a toutes les couleurs dans la Nature.

« On ne sait jamais qui a raison et qui a tort » et « il est difficile de juger ». Je ne peux pas donner raison à tout le monde, parce que le seul fait de vouloir donner raison implique aussi que je donne tort. C’est la contrainte de la dualité dans laquelle je me suis placé par avance, et qui m’a été imposée et que j’ai acceptée. En fait, la dualité se situe dans la structure même du mental. Penser dans la dualité tort/raison, c’est seulement prolonger une tendance qui est dans la nature de l’esprit. L’opinion fonctionne dans la dualité. On nous a répété qu’il était important d’exprimer notre opinion et en toute bonne foi, nous avons cru que pour cela, il suffisait d’appliquer le paradigme raison/tort à toutes les questions. Il suffit d’observer cela autour de nous chez les gens les plus simples. Si on demande : et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Et bien la plupart des gens dégainent les affirmations : je suis pour/contre ! » Philosophie et spiritualité
 
Heureusement si notre monde s’éveil à une nouvelle conscience, et si on introduit la théorie de l’évolution, si tout fonctionne, si tout continue, si tout évolue, c’est bien qu’à la base il y a la perfection, la perfection des cycles, la perfection des lois de l’Univers. Si un monde est imparfait, si un univers est bancal ou précaire, il faut le laisser mourir d’épuisement et cette opération ne sera pas indolore tellement la compétition a pénétré nos esprits.

La vraie sagesse consiste à nous enseigner que l’on doit renoncer à une chose que pour la remplacer par une autre meilleure. 

B.B © Novembre 2013

Photo : Inconnu

mardi 29 octobre 2013

La divine comédie

Bienvenu dans la divine comédie de l’Ego, regardez bien en face le monde fabriqué par les simulacres qui l’emportent sur le réel. Voyez ce qu’il produit dans la relation, voyez  le nombrilisme qui s’exhibe avec les moyens de diffusions. Comme la boite de Pandore c’est la vitrine de tous les désirs. Celle qui fait sortir les tromperies des profondeurs, la machine hypnotique qui permet de réassurer sans cesse tous les rêves et tous les fantasmes. C’est tellement fascinant et séduisant qu’il en devient plus réel que le présent. L'euphémisme à son comble.  

Un futur inéluctable qui apparaît doté de tellement de « j’aime » qu’il en devient réel. Combien de « likes » aujourd’hui ?  Un jour peut-être, dans l’avenir, ma reconnaissance sera comblée, un jour peut-être ce manque qui me tenaille sera résolu. Je n’y suis pas encore arrivé, mais avec le temps, j’y parviendrais, j’y arriverai demain, cette soif de devenir, ardente et insatiable, est toujours là, car l’envie harassante de l’avenir n’est rien d’autre que de combler ce manque de toujours plus.
Toujours plus. Acquérir plus. Étendre la conquête, s’assurer d’une possession de plus en plus importante dans un futur peuplé de promesses. Le futur n’interdit rien, j’y serai bientôt, c’est pour demain, mais en attendant, il faut se battre, vaincre les obstacles, lutter bec et ongles contre tout ce qui me barre la route. Ce qui compte dans la divine comédie de l’Ego ce n’est pas le sens, mais l’objet pour autant qu’il symbolise un pouvoir capable de renforcer l’identité. Il voudrait bien nous persuader qu’il est la personne, mais ce n’est qu’une fiction personnelle tissée par la pensée qui joue le rôle dans un transfert d’identification, d’un faire-valoir. L’ego peut en effet passer par la porte de derrière de manière subtile, masquer sous des dehors nobles, généreux, et socialement admissibles. Il est très rusé et peut très bien avoir un sens du moi supérieur en étant arrogant chez l’homme prétendument religieux. Il est puissant chez le moraliste quand il donne des leçons en matière de générosité. Il voudrait nous faire croire qu’il est bien, mais il n'est suprêmement désirable que dans l’illusion.

Dans la fable de La Fontaine la grenouille veut se faire aussi grosse que le bœuf, en cherchant à s’enfler démesurément… Jusqu’à en éclater dans le faire valoir de l’identité. « Moi-je » plus imbu de lui-même quand il trouve un piédestal pour se mettre en exergue ou se porter en triomphe. Il sait se faire valoir dans l’affirmation d’une certaine supériorité sur autrui. L’Ego n’est désirable et n’a de valeur que parce qu’il est le support d’une reconnaissance. Il voudrait nous persuader qu’il est la personne, mais ce n’est qu’une fiction personnelle tissée par la pensée qui joue le rôle dans un transfert d’identification d’un faire-valoir. L’ego est à tout jamais incapable d’aimer, ou bien, ce qu’il propose, c’est une caricature de l’amour sous la forme de l’attachement. « Tu m’appartiens » Il est un expert en détournement affectif, moral, intellectuel et même spirituel pour son propre compte. Il est dans le monde avec les rancunes, les regrets, les ressentiments, les attentes, et les frustrations, mais il n’est pas dans le nouveau monde.

B.B © Octobre 2013

Voyez aussi : 
Philosophie et spiritualité: Descartes - Les pensées de Pascal- Krisnamurti 

lundi 21 octobre 2013

Les religions ont-elles le monopole de la spiritualité ?

Par principe, la religion suppose que l’on ne peut pas écouter directement la parole de Dieu, mais seulement suivre l’interprétation des médiateurs de la foi. Pour faire simple les directeurs de conscience pensent que pour avancer dans la résolution des problèmes moraux que se pose l’humanité, il faut appliquer les paroles originelles du texte sacré, et que seule la religion est bonne à partir de leur interprétation. Le problème avec ce raisonnement, c’est qu’il y a toujours des conflits d’interprétations qui condensent les rivalités. Le porte-drapeau que l’on brandit dans toutes les guerres peu alors justifié des atrocités, et devient ainsi le symbole suprême de l’argument d’autorité pour interdire par avance toute réflexion.

En résumé c’est la crispation des religions sur elles-mêmes, qui traduit la montée des intégrismes et sert de prétexte à toutes les dominations politiques, à tous les actes de barbarie perpétrés par les fanatiques. Enfin, pour que la boucle soit bien fermée, et l’interprétation verrouillée, on accorde l’infaillibilité aux textes sacrés et l’autorité suprême à ceux qui sont en position de direction au sein d’une organisation religieuse.

On peut même aller plus loin en disant que la soumission à la transcendance d’un Dieu, vindicatif, capricieux, coléreux et vengeur n’a rien de spirituel. Nous ne pouvons donc plus accepter ce dogme et cette morale qui ne fonctionnent plus dans notre monde actuel.

Ce ne sont pas les religions qui vont libérer l’homme, mais la connaissance, la connaissance ésotérique, donc aussi la science parce qu’elle en apportera la preuve. La conséquence est donc que l’idée de Dieu de la religion est nécessairement une croyance ancienne, ou une ancienne idée qui essaye de se maintenir. Il y a des millénaires que Dieu ne s’adresse plus aux hommes. La révélation a eu lieu dans le passé : dans la parole de Dieu confiée à Moïse, aux prophètes dans la Bible, dans les paroles de Jésus consignées dans les Évangiles, dans les Sourates données à Mohamed dans le Coran etc. La pratique religieuse, le rituel, effectue une répétition de la révélation première et réaffirme l’appartenance du fidèle à une tradition. On peut tout de même reconnaître qu’il existe des religions moins dogmatiques, des religions fondées sur une théologie de l’humilité. Mais ce ne sont pas ces religions qui font aujourd’hui problème.

La question de Dieu n’est pas du seul ressort de la religion. La question de Dieu est d’abord une question métaphysique. La Foi est une sorte de saut dans l’irrationnel. Il n’y a pas une, mais des révélations. Chacun sa révélation. Il est donc présupposé que les vérités de la foi ne comportent pas d’évidence, voire sont incompréhensibles au regard de la raison. Il peut très bien y avoir une spiritualité en dehors de toute religion établie. La spiritualité ne suppose pas d’organisation qui soit propice à la formation d’un dogme. L’esprit religieux est radicalement différent de l’esprit de la croyance à une religion

B.B © Octobre 2013
Photo : Inconnu

Voyez aussi :

Philosophie et spiritualité (Leibniz, Bergson, Spinoza, Krishnamurti )

jeudi 17 octobre 2013

Questions-réponses d'une éclipse pendant la pleine Lune

La réponse à une question se trouve dans la question. La solution d’un problème n’est rien d’autre que la compréhension du problème. « Il n’existe pas de réponse à un problème, quel qu’il soit, il y a seulement la compréhension du problème ».

Alors dites-moi : Peut-on croire que dans un univers à jamais inachevé l’homme est apparu par hasard ? Peut-on croire que l’homme a été créé, spécifiquement sur terre et pour une période ridiculement courte à l’échelle des temps cosmiques, par un Dieu qui avait besoin d’être momentanément adoré ?

Pour faire simple, l’année chrétienne de 2.000 ans ne veut rien dire, comme ne veut rien dire l’année musulmane. L’une et l’autre prennent pour point de départ un être humain sur les milliards de milliards de milliards qui ont existé. Il n’y a strictement aucune base universelle.

Le calendrier universel ne prend pas en compte un être en particulier, mais l’univers entier, il donne le temps universel. Il est objectif et scientifique. Depuis des milliers d’années, il donne des dates dont la science actuelle ne fait que se rapprocher. Dans certaines Pujas hindous, la date exacte où se déroule la dite Puja est donnée. On ne dit pas : aujourd’hui 4 avril 1999 à telle heure, mais nous sommes dans deuxième Parardha de Brahma, le premier kalpa, Varahakalpa, dans le 7è Manvantara, celui de Vaishvata, dans le 28ème Mahayuga, l’année 5100 du Kaliyuga est écoulée, le … etc….

Soyons plus précis. Il est indéniable que l’ordre mathématique trouve une application privilégiée dans le ciel au-dessus de nos têtes, dans le mouvement des corps célestes. Ici-bas, sur Terre, la régularité des mouvements est moins évidente et moins parfaite. Nous comprenons donc aisément que les traditions anciennes puissent distinguer le monde des astres, du monde terrestre, les regardant comme deux sphères différentes. La voûte céleste est un monde qui semble parfait et immuable. Pour Aristote, c’est un monde dans lequel les objets sont chacun installés sur des sphères concentriques. Le cercle représente en effet l’image de la perfection, l’essence de l’Acte primordial qui meut toutes choses dans un mouvement dont l’harmonie est pleinement achevée.


Finalement l’important ce n’est pas de fournir une réponse, ou de déployer tout le savoir dont nous disposons, mais d’insister sur la question et d’y demeurer. De laisser la question sonner dans le silence, pour sortir du cercle de l’argumentation qui est invariablement donnée en accord avec notre conditionnement. Lutter pour nous améliorer ou pour progresser ne fait que rajouter à la confusion. Les apparences extérieures peuvent nous induire à croire que nous avons atteint un état de stabilité, que des changements ont survenu, que nous progressons et que nous sommes au seuil de la grâce. En fait, rien n'a changé. Nous n'avons fait que changer les meubles de place. 

B.B © Octobre 2013
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Voyez aussi :
L’énergie spirituelle de Henri Bergson
Philosophie et spirituel Aristote

mardi 15 octobre 2013

Discernements adroits

Ce qu’il faut comprendre en ces temps troubles, c’est qu’il ne faut pas laisser le nombre appartenir aux esprits faibles, crédules et inhabiles à sentir la vérité. Le nombre doit être parmi les gens de raison, sinon le nombre des ténébreux déborde sur le nombre des lumineux, parce que, qu'on le veuille ou non, la société est sans pitié, elle est constitué d'êtres endormis et inconscients : d'êtres indifférents et faibles. Le plus grand nombre est prisonnier d’un système de civilisation qui pousse à détruire pour survivre.

Pour tout dire, tout le monde ne voie pas les mêmes choses; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. La conscience n’appartient pas à tous, et les exemples ne manquent pas dans l’histoire. Les foules ne connaissent que les sentiments simples et extrêmes, les opinions, les idées et croyances qu'on leur suggère. Il en a toujours été ainsi des croyances déterminées par voie de suggestion. Chacun sait combien les croyances religieuses sont intolérantes. 

La plupart du temps nous vivons hors de nous, dans le monde extérieur, nous ne trouvons pas cette vie qui consiste à se saisir et à se vouloir soi-même, nous sommes sous la tutelle, la dépendance, la dictature d'autrui et du monde extérieur. Nous vivons pour le monde extérieur plutôt que pour nous; nous parlons plutôt que nous ne pensons.

Nous savons aussi par une observation élémentaire de la vie, que la connaissance possède des qualités différentes selon qu’elle est absorbée en petite ou en grande quantité. De grandes quantités de connaissance peuvent être concentrées par un petit nombre, par contre prise en petite quantité par des individus qui compose une grande masse d’hommes, ne donnera pas les mêmes résultats. La connaissance ne peut pas appartenir à tous. Chacun sa place, chacun sa responsabilité, chacun son libre arbitre. Nous sommes libres seulement quand nos actes émanent de notre personnalité entière. C’est ainsi que notre personnalité pousse, grandit, mûrit, et chacun de ses moments devient alors nouveau, et s’ajoute à ce qui était auparavant. La leçon est apprise lorsqu'elle est bien intégrée et fait place à la suivante, et ainsi de leçon en leçon.

La Tradition Ancienne nous enseigne également à utiliser le discernement intuitif. L'intuition nous livre ce qu'il y a d'unique dans les choses. Elle est la connaissance d'une individualité vivante. Au contraire, l'analyse de l'intellect tend à rendre une chose banale parce qu'elle la réduit à ce qui est déjà connu. L'intellect compose, construit et étudie de l’extérieure. L’intuition par nature demeure dans le simple, elle pousse de l'intérieur la forme, le processus de changement de la chose.

B.B © Octobre 2013
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Voyez aussi :
L’énergie spirituelle de Henri Bergson

mercredi 9 octobre 2013

Saut de conscience

L’époque est unique, on nous l’a assez répété. D’ailleurs une tirade le dit : « l’amour tu sais, ça n’existe que dans les magazines » La tête dans les nuages et le sourire béat de la publicité sur les lèvres.
Bref un monde futile et violent édifié par des individus qui ne savent pas générer de l'harmonie. Un monde, avec des individus qui fonctionnent  au lieu de vivre. Une société d’abondance, avec sa profusion d’objets sur les présentoirs, et son accumulation ludique. Faut être aveugle pour ne pas comprendre qu’il y a belle lurette que la société ne nous vante plus la satisfaction des besoins, ce qu’elle vise, c’est la satisfaction des désirs de consommation.

Le désordre, le chaos, l'imprévu, apparaissent partout dans le monde. Le préjugé serait de croire que l'ordre, la clarté, la méthode, passera par la justice, alors qu'au contraire l’harmonie doit être réinventée par le cœur. C’est là où on peut faire du blanc avec du noir, loin de l’engouement collectif de la télé-réalité.

La science traite des noms et des formes, des quantités et des qualités, des modes et des lois; dans son domaine, elle est parfaite. Le professeur Russell a calculé que les séries par huit milliards correspondent à des valeurs de seuil. Ainsi, il faut environ huit milliards de neurones pour constituer une conscience. Le saut de conscience qui nous attend sur la terre est en relation avec la masse critique du nombre d’humains, et aux huit milliards que nous serons bientôt. Cette théorie est prise très au sérieux par beaucoup de chercheurs, même si elle semble fantasque.

B.B © Octobre 2013
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samedi 5 octobre 2013

Devenir

C’est un devoir que de devenir soi-même, vous ne pouvez pas faire autrement. La réalité est là-devant, nous y sommes projetés. C’est une attitude naturelle, elle est dans la nature. C’est une chose que de se représenter le temps, mais cela en est une autre de saisir le Devenir. Le Devenir temporel ne s’arrête pas, il est bien plus élastique, bien moins rigide que nous le croyons. Il est nécessaire de faire ce pas de plus pour un Devenir.
Rien ne se produit jamais seul dans l’Être et tout arrive dans le Devenir et cela simultanément. L’Être joue le jeu de l’existence mais ne se départit jamais de son statut éternel d’Être, même quand il joue le jeu grisant du Devenir. 

Acquérir un changement implique une transformation par laquelle une chose peut s'exprimer et manifester ce qu'elle est. Cette conscience pure se manifeste en l’homme à l’intérieure, ce que tout le monde cherche désespérément en haut, au ciel, caché, inaccessible. 


Une prise de conscience ou un changement de comportement ne se fait pas du jour au lendemain, c’est petit à petit, que les actions justes changent les choses. Ainsi jour après jour on avance, on devient quelqu’un de plus fort, de plus décidé, de plus grand, quelqu’un qui commence non pas à voir simplement son avenir, mais à être l’avenir. C’est complètement différent.

On croit souvent, à cause du karma que l’avenir est écrit, que l’avenir est comme une suite de bornes que l’on rencontre sur le chemin de la vie. Une suite de peaux de bananes, ou peut être même de la chance envoyé par les Anges. L’homme est tellement paresseux qu’il croit que tout est à ce point rangé, ordonné, prévu. Il n’en est rien. 

Tu veux devenir, tu le seras. C’est toi qui choisis, c’est toi qui décides. Moins tu vas penser sur ce que tu dois être, sur ce qu’il faut faire, plus tu vas devenir présent et plus tu expérimenteras la vie.

B.B © Octobre 2013

Voyez aussi :

Philosophie et spiritualité (Bergson, Shri Aurobindo)
L'actualité de Lunesoleil   (Cycle de Saturne et Mercure au noeud nord "Lart de la découverte du guide intérieur)

vendredi 4 octobre 2013

Grand inventaire… avant liquidation ?

L’école des mystères utilise parfois les pouvoirs de l’ombre. Elle sait que sans les pouvoirs de l’ombre, il ne pourrait pas y avoir de Lumière. L’ombre et la Lumière sont interdépendants. L’évolution de l’humanité ne peut pas progresser vers la lumière tant que certains n’auront pas chuté dans l’ombre. 

Il ne peut pas y avoir de Voie Ascendante sans Voie Descendante.
Une société saine est une société qui prospère en tant qu’organisme dans le sens de la vitalité de l’ensemble. Le bien général et alors promu dans le sens de la vie par la Voie Ascendante. Par contre l’autre, la Voie Descendante, celle qui précipite l’ensemble dans une série de paliers inférieurs  vers le stade le plus bas, s’engage dans un processus morbide de dégradation.

Jamais nous n’avons connu une époque comme celle-ci avec autant de processus de destruction engagés simultanément. Les phénomènes deviennent extrêmes, dangereux, et impossible à nier. Nous traversons une crise du Devenir dans laquelle la conscience atteint le fond, de sorte que la conscience est devenue aveugle à ses propres finalités. Il n’est pas certain que sans l’expérience d’une crise, nous pourrions désirer le meilleur, et atteindre le palier d’équilibre. Ce qui est sûr par contre, c’est que nous sommes bloqués dans une impasse. Il va bien falloir sortir de cette situation, et trouvé ce moment de lucidité par lequel nous désirons sortir. 

Qu’on le veuille ou non, nous sommes embarqués depuis toujours sur le chemin de l’évolution, et le palier d’équilibre le plus bas et celui qui nous livre le plus fortement, à la transformation. Il est dans la nature de la fleur de devenir le fruit. Le fruit qu’est la pomme qui chute à terre peut pourrir et le pépin devenir à nouveau le pommier etc. Dans le moindre de ses actes, l’évolution n’a jamais rien fait d’autre. La naissance et le signe que le voyage est en route et qu’il est tout à fait probable que la mort n’en n’est qu’une étape. 

Déjà dans le passé les plus grandes civilisations ont connu leur apogée, pour finalement disparaître. Hegel disait, " nous marchons sur des ruines" La philosophie contemporaine s’est exilée de la spiritualité. Elle a été le plus souvent une création du mental fondée sur l’expérience du conscient. Ce qui explique la difficulté à entrer dans la compréhension de la spiritualité vivante. Cette compréhension n’est possible que si le chercheur spirituel est éveillé. On ne peut pas entrer dans la maison si la porte n’est pas ouverte. Sans ouverture de la conscience, il n’y a pas de travail sur soi.

Est-ce notre tour à présent ? Se pourrait-il que nous soyons tout près de notre fin ou bien la crise actuelle est-elle le signe d'une crise évolutive majeure ?

B.B © Octobre 2013
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Voyez aussi :
Philosophie et spiritualité (Hegel, Platon, Shri Aurobindo)

samedi 28 septembre 2013

La limite des contraires

Il n'existe pas une limite entre dedans et dehors, entre toi et ce qui n'est pas toi. Cette limite est imperceptible parce qu'elle n'existe pas, mais elle est une limite parce qu'elle sert à l'évolution. Pour que l'esprit apparaisse il doit prendre conscience qu’il lui faut une lucidité silencieuse et vigilante d'où toutes les comparaisons ont été bannies.


Apprendre à faire passer son esprit au travers de cette limite, fait qu’il entraîne avec lui des choses encore plus profondes. Si nous voulons évoluer il faut se débarrasser de notre ego.  Souvent c’est la confusion, l’égo raisonne, s’affirme dans la confrontation. Il se justifie ou se détourne de l’appel de la conscience intérieur. La vie sociale nous oblige à vivre à la surface de nous-mêmes. Elle impose l’usage du langage qui est d’abord un moyen d’analyser, de mettre une étiquette, de diviser le flux continu de la conscience.


Dans la résolution des contraires il y a deux aspects : un moi superficiel qui est composé par l’extériorité, par le moi des conventions et des habitudes et l’autre qui est l’esprit authentique de l’intérieur qui révèle une autre dimension à conquérir. Car encore une fois, tout ce qui est en bas, obéit à ce qui est en haut, et la petite cellule dont nous sommes composés subit le même chemin initiatique que l’Univers.

Si l'esprit est essentiellement mobile et fluide, sa vie spirituelle est soumise à un mouvement continuel de rotation qui tend perpétuellement à se perdre à l’extérieur, à s'évaporer dans la région périphérique, si vous voulez découvrir une autre dimension à conquérir, vous devez ramenée votre conscience à l'état de contraction, à l'atome intérieur, à la monade, au point unique du centre comme notre planète sur l’axe même du moyeu central de notre univers.


Dans le domaine de la relation sublime, rien de ce qui existe n’a de contraire, ce qui est, se donne dans une manifestation où l’intériorité vient s’exprimer dans l’extériorité.


B.B © Septembre 2013
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jeudi 26 septembre 2013

Amusement Divin

L’Amour est passion, il éveille l’intellect, nous permet de sortir de nos limites. Il entre là où l'intellect reste à la porte. Il est source d’espoir et aiguise la volonté. Il est un antidote à la tristesse et prend sa place à côté de la raison.

L’amour est un amusement et l’union se fait dans l’amusement, il est par conséquent libre de toute contrainte afin de le rendre aussi parfait que possible. Pour sa créature chérie la sollicitude Divine a été sans scrupule, et il nous incombe d’imiter, autant que nous le pouvons, le caractère du geste Divin initial. Il ne faut pas être philosophe pour comprendre que si l’homme arrête d’avoir des rapports charnels le genre humain devient menacé. Le plaisir et ces raffinements est l’antidote de la tristesse, et c'est seulement, comme ça qu'on peut vraiment en jouir - c'est-à-dire y mettre de la joie. (Jouir, c'est rendre une chose joyeuse.) C’est ce qui donne à l’Eros une connotation humaine, et non animale.

Cet amusement divin « constitue réellement ce qu’il y a de meilleur » en l’homme. Dieu a créé la vie délibérément. Il pouvait en fait, ne pas créer la vie. Mais en créant la vie en s’amusant, Dieu a créé le reste de l’univers pour le compte de l’être. Cet amour reçu par la vie donne obligatoirement l’amour du prochain dont le conjoint est le plus proche.

Lorsque l’on parle d’union charnelle, c’est le corps qui s’éveille. Le corps et le cerveau sont des instruments de l’âme. Tous les sens sont beaux. Les sens ne sont pas des pièges pour l’âme. Vivre la sexualité dans sa forme la plus haute, avec la personne qu'on aime c’est l’expérimentation de la liberté.


B.B © Septembre 2013

Voyez aussi:
Philosophie et spiritualité (Le Banquet Platon)

vendredi 20 septembre 2013

Inconstance ou constance du temps ?

Le temps semble contredire nos plus profonds désirs et nous met dans l'incapacité de rester fidèle à notre image. Tout regard vers le passé met en évidence une altérité. Dès que je regarde en arrière, j’ai l’impression de n’être plus aujourd’hui celui que j’étais hier. Quoi que je fasse je change et j’apprends à devenir autres. Garder une continuité dans le temps semble inutile. La continuité de la vie ressemble à une galerie de personnages où les formes successives se suivent. Le moi prend tour à tour la forme du niais, du passionné, du fou, ou du sage. Il ne semble pas pouvoir rester le même.


Le temps est impossible à maîtriser. Le temps est par nature déstabilisant. Pourtant là où il y a la durée il y a évolution et création de soi, si bien que seul notre flux conserve une unité essentielle permanente. La cohérence avec soi dans la durée est justement le Soi. Il est vain d’exiger de qui que ce soit de rester le même, quand le temps nous fait changer, mûrir, nous transformer dans un devenir qui n’a pas de fin.

Le problème c’est l’ego qui n’accepte pas le changement, sauf que quand il peut le dominer, le régir, le contrôler. Il ne supporte pas ce qui l’atteint dans son territoire d’influence, ce qui le touche dans son intimité et surtout dans ses possessions. L’arriviste qui a gagné les sommets voudrait éternellement jouir de sa position de pouvoir. Il est accroché à son fauteuil et y tient, même si son destin semble l’appeler ailleurs. Du fond de nos sécurités, nous voulons bien que les choses durent... mais sans changement ! Notre idée de la constance est rigide et élaboré par le mental pour terroriser le provisoire et nier le Temps. Le voleur d’image va encore plus loin, parce qu’il implique un jeu de dupe où le sujet se prend lui-même pris au piège de l’apparence en lui prêtant une réalité qu’il n’a pas.

Pourtant là où il y a la durée de la vie il n’y a pas rupture, il n'y a que le changement et pas de chose qui change. Se poser la question du temps, c’est s’interroger sur le sens que la durée peut prendre quand elle devient aventure intérieure, quand elle devient non plus un changement aléatoire, mais une évolution de la conscience. Evolution ne veut pas dire simple changement. Ce n’est pas parce qu’un homme ou une femme ont changé cinq fois de partenaires que pour autant ils ont réellement évolué.

La question est bien plutôt de savoir si nous avons oui ou non le courage d’être, le courage de vivre délibérément et passionnément cette vie qui est la nôtre. Sans passion, il n’y a que médiocrité. Dans la Passion, il y a l’excellence. La plus insipide des trahisons est la trahison devant la vie, dans la dénégation de soi, la fuite, le reniement. Qu’importe après tout la direction que prend un homme, nous avons souvent changé de costume. Nous pouvons en changer encore. Quelle importance ? Ce qui importe, c’est de ne pas rompre le contrat de fidélité à Soi qui commande à la Vie quelle soit elle-même et vécue.

B.B © Septembre 2013

jeudi 19 septembre 2013

Le désordre amoureux.

S’il n’était question que de mettre fin à la douleur, le problème serait vite résolu. Quand le désordre amoureux est là, il est impossible de lui échapper et si nous cherchons à lui échapper, invariablement, il revient à la charge. Peut-importe quelle en est la cause. Les sentiments demandent d’être respectés et écoutés, car ils disent ce que nous sommes maintenant. Ils sont la voix de l’âme.


On peut souffrir dans son cœur sans avoir mal dans son corps. Ce déchirement intérieur, ces blessures affectives, l’humeur sombre qui ronge et tue à petit feu, ce passé infernal qui accuse colle tellement à l’ego qu’il finit par en faire son chapitre principal, tellement qu’il se complaît.

On peut tenter de se dérider avec une forte dose de spectacle comique, mais cela ne sert à rien, car la souffrance du désordre revient encore plus forte. C’est certain nous n’avons pas la position juste, dans ces moments là et l’énergie amoureuse ne peut pas venir de la meilleure façon, pour concevoir l’action juste.

Si je suis accablé de souffrance, je suis accablé de souffrance et rien d’autre. Mes sentiments disent ce que je suis et je ne peux pas sortir de ce que je suis. Je ne peux que m’en donner l’illusion. Je peux feindre, me raconter des histoires et dire que je ne devrais pas souffrir, ou encore jouer le petit jeu cérémonial habituel de la politesse, ou alors carrément fermer les portes en me détournant, mais au bout de compte tout ça n’est que parole en l’air parce que nous entretenons avec le désordre amoureux un rapport complexe.

Pour retrouver la sérénité il faut un relatif désengagement, et accepter le réel « C’est une antichambre de décontamination où nous sondons, examinons les émotions dans un espace mental le plus vaste possible pour essayer de décider ce qu’il sera bon de faire »

Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, je sais bien ce qui me reste à faire. Je peux infléchir mon caractère, combattre mes imperfections, mais il y a des choses qu'on ne peut améliorer, et d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser, et alors là on commence à être las de se battre contre, on renonce, on abandonne, on lâche prise.

Voilà sans doute l’apprentissage. Le moi se pose face à un non-moi et se construit en tant que telle comme un ego différencié et s'incarne dans le désordre amoureux.

Par quelle étape commence le détachement ? Par la détermination de la volonté à affronter la réalité, mais pour cela il faut lutter et faire un effort pour transformer ce qui est, et le changer en autre chose. Il y a ce qui dépend de moi et que je puis changer et ce qui ne dépend pas de moi et que je ne peux pas changer. 

Après avoir voulu tout changer, je dois apprendre à prendre les choses comme elles sont dans ce que je ne puis transformer. OUI à ce qui est, et en disant ce OUI suprême je trouverais l'apaisement et le détachement.

lundi 16 septembre 2013

L'Impératrice

L'éternel instant contient toutes les possibilités. Chaque événement est déjà arrivé un million de fois. Tout ce qu'il reste à faire, ce sont les choix de perception.  Tout est question de perception. Lorsque nous changeons la perception, nous modifions la pensée, qui crée la réalité. Quel que soit le résultat, il est déjà là. Tout ce que nous avons à faire, c'est de le percevoir et ainsi de bons résultats seront obtenus grâce à la volonté et à l'intelligence. La carte de l’Impératrice et celle de la bonne entente, du dialogue et des solutions qui sont trouvées dans des discussions fécondes.

L'Impératrice correspond au nombre 3, qui est un nombre sacré et universellement fondamental. On le retrouve partout. Il fait bien sûr référence à Dieu qui est trois et un à la fois. C'est l'addition de 1 + 2 soit de l'unité et de la dualité. C'est un nombre fécond par excellence qui traduit la sphère intellectuelle et spirituelle. Il est aussi l'expression de l'achèvement, de tout ce qui est parfait, de l'Unité Divine qui possède les vertus en incarnant l'intelligence, le discernement, l’intuition, l’observation et le savoir.
Le temps est également trois : la passé, le présent et le futur. Les trois niveaux de la vie sont représentés par la matière, le spirituel et le divin.

Dans le carte de l’Impératrice l’enjeu est surtout de savoir écouter, et de savoir parler, ce qui suppose un respect des attentes d’autrui. C'est l’art de se mettre à la portée de l’autre afin de donner les réponses que l’on est capable de donner, pour partager ce que l’on est capable de partager. L'art de parler est fondé sur l’art d’écouter. Or l’écoute de l’autre nous révèle des différences et il faut évidemment laisser de côté les étiquettes toutes faites parce que derrière les étiquettes il y a le caractère unique de chaque personne qui rend toutes les comparaisons impossibles.

La compréhension de l’autre, c’est écouter une parole qui s’exprime dans ses propres mots et ce partage se  réalise dans le dialogue.

Si les intentions se développent dans les paroles, elles percent aussi entre les mots. Si le discours a son sens, les silences entre les mots ont aussi une éloquence. Comprendre l’autre, ce n’est pas seulement comprendre ce qu’il dit, c’est aussi comprendre ce qu’il ne dit pas mais qui s’exprime aussi en lui.

Ce que nous oublions trop souvent, c'est que toute relation humaine est une nourriture, une nourriture pour le cœur et pour l'esprit. Nous avons constamment à apprendre des autres et c'est pourquoi nous devons garder cette ouverture qui nous permet de nous laisser surprendre. 

Écouter ce que l’autre a à nous dire c’est aussi aider l’autre à faire son chemin dans le langage, à trouver les mots pour dire ce qui a besoin d’être dit pour être compris.

B.B © Septembre 2013