jeudi 28 novembre 2013

La vraie femme est celle qui sauve le monde

De tout les temps, les femmes ont été citées comme étant les fidèles représentantes de la Terre. Elles sont l’origine nourricière de notre mère Nature.

L’homme qui est par nature mortel, ne peut pas espérer la postérité sans le principe féminin qui est le cycle de la vie. Si Pandôra est le plus souvent présentée comme fléau trompeur en faisant basculer le destin des hommes parce qu’elle a ouvert la boite et libérer tous les maux de la terre, elle apporte néanmoins par sa capacité de procréation une descendance à l’homme. Grace à elle la mort des hommes n'est pas marqué pas leur disparition totale, et les fils transmettent le nom du père et perpétuent la lignée. Les biens passent par l’héritage d’une génération à la suivante. Seulement voilà il n’y a pas d’amour, de paix et de compassion possibles dans un monde où seule s’exprime la parole et la volonté du mâle. Il suffit de regarder les publicités, les clips et le cinéma pour constater la force du machisme. D'un coté les médias survalorisent les dominants, la vénalité, le goût de l'argent, de l'autre, le marché affame l'ensemble du monde pauvre obligeant la femme à vendre son dernier bien qui est son corps, alors que la vraie femme devrait être celle qui sauve le monde.

La femme véritable est celle qui détient les clés de la vie à travers laquelle se manifeste la noble et puissante force de l’amour, celle qui porte la vie. « Une mère veut le meilleur pour son enfant. Elle ne peut pas accepter la guerre, la maladie, la pollution, la mauvaise éducation. » Ce qui pose le problème de l’étique. Par conséquent, le salut de l’homme ne peut pas venir de la femme, si celle-ci ne s’oppose pas par son esprit critique à ce qui mérite d’être perpétué. Ainsi, les femmes de notre temps doivent se ressaisir de leur bâton de pèlerin et repartir à la conquête de leur propre identité d’Initiée. La vraie femme est celle qui sauve le monde ; la femme véritable est celle qui détient les clés de la vie ; la vraie femme est celle à travers laquelle se manifeste la noble et puissante force de l’amour, celle qui porte la vie.

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu




mardi 26 novembre 2013

Paradoxe de l'amour

D’un côté l’amour nous échappe dans sa pure émotion, et de l’autre il est mis entre nos mains comme le résultat de l’action. Si tel est le cas, il est donc entendu qu’il existe des recettes qui permettent de le trouver. Ainsi en agissant de manière correcte, on finira par donner ce que l’on a. Mais pour cela il faut posséder une certaine sagesse. Il faut que le cœur soit ouvert pour qu’il puisse être capable de devenir plus parfait avec le temps.

L’amour ne vient pas du ciel sans raison, il est notre œuvre, il jaillit de notre cœur. Il est, un certain art de vivre tiré de l’action. Il a une leçon importante à nous donner. Il n'est pas celui qui regarde s'il sera payé de retour, mais celui qui se détermine à bien faire son propre mouvement vers l’autre.

L’amour est impensable sans son contraire. Il n’y a rien à éliminer, tout est juste. Il n’y a pas de critique, c’est un partage. Cela veut dire qu’une fois introduit dans l’affectivité, chacun manque de sa moitié et se met alors à vouloir être auprès de l’autre. C’est le thème de la complétude, celle de la légende de l’âme sœur qui dit qu’ici bas chacun a sa moitié complémentaire. C’est une interprétation possible du manque intérieur. Soit on visite nos limites et nos peurs dans la relation du miroir, soit on y apporte le désir de retrouver l’unité. Le drame c’est que bien souvent un seul aime passionnément tandis que l’autre jouit du culte qu’on lui offre. Il y a entre les deux toute la différence entre la délicatesse du sentiment et le caractère possessif du désir. L’amour n’est pas un marchandage avec l’autre afin de lui soutirer de l’affection. L’amour véritable est union et émerveillement, joie du don et de la présence.

Photo : Inconnu

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La relation du miroir

jeudi 14 novembre 2013

Telle est la causalité

Une pensée juste et rigoureuse, ne peut pas se faire par procuration. Il faut se ménager un peu de temps, et de l’attention pour penser d’abord par soi-même, mais surtout sans approximation, sans préjugé, et sans précipitation. Telle est la causalité. 


Je ne vois pas comment je pourrais agir de manière juste, sans avoir auparavant délibéré de ma conduite à tenir, sans avoir décidé en connaissance de cause des conséquences de mon action. De plus, même si je dispose de cette liberté de choix, se libre arbitre, je dois encore savoir, quel usage je vais en faire. Pas si simple si je dois tenir compte de l’urgence d’une réponse immédiate. 


Bref qu’est-ce que je fais ? 
Quelle piste je vais suivre ? 




Je sais que l’efficacité de l’action est optimale, au tout début du commencement. Ici et maintenant, et non pas ailleurs et plus tard. De là, il est très facile de comprendre que l’intentionnalité structure la motivation. Je peux faire ma vie comme ça, je peux devenir ceci ou cela, je me fixe un but à atteindre, puis je me donne les moyens nécessaires en me bagarrant avec le réel dans la quête d’un résultat qui doit survenir dans le futur. 

Entre le but et les résultats, il y a l’action, celle que la pensée produit et qui n’est pas séparable de cette volonté d’atteindre un résultat dans le futur. 

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu

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dimanche 10 novembre 2013

La véritable école initiatique.

La véritable école initiatique c'est ici et maintenant. Nous ne sommes pas encore au Paradis. C'est peut-être une manière arrogante de vous présenter la vie réelle, mais le monde qui nous entoure ne fait pas rêver. La guerre, la famine, la violence, les typhons c'est aujourd'hui. Si vous croyez avoir était pétri avec de la Terre qui contenait en elle toutes les pourritures, et si vous voulez aller au Paradis, il faudra d’abord participer à l’évolution et comprendre l’imperfection. Agir parce que le moment responsable est venu. Choisir parce que nous sommes à la croisée des chemins. Modifier la trajectoire parce que nous allons droit dans le mur, c’est pour cela qu’il ne nous faut pas espérer un monde parfait.

Certains ont tellement emprunté la voie du Cœur, qu’ils ont par là même dénaturé et falsifié la voie initiatique. A force de dire que Dieu est parfait, et qu’il a tout prévu, la faiblesse de l’esprit critique à laisser le champ libre à la crédulité. Non nous ne sommes pas des Saints, du moins pas encore. Nous ne sommes pas encore à l'image de Dieu. Nous devons comprendre la causalité, et prendre des responsabilités. Il faut travailler. Notre comportement humain est la preuve même que l’homme est libre, que l’homme peut faire tout ce qu’il veut. Il peut faire le mal comme le bien. La création est à ce prix, sinon il n'y aurait aucune diversité. Nous avons le libre n’abrite, il faut l’utiliser. Il faut comprendre à quel point notre rôle sur Terre est important. N’écoutez pas les diseurs de bonne aventure. Tous les hommes ont droit en une même puissance de raisonner, vous avez le droit d'avoir votre propre croyance. A vous d'expérimenter votre matière même si nous sommes tous issue de la même famille, et que sous la surface de la diversité il y a une unité. C'est d'abord votre propre manifestation du Divin qu'il faut trouver. Ne vous laissez pas soumettre à l’inertie du mental, Dieu ne va pas intervenir. Rien n’est prévu, vous avez tous les choix. Un ancien dicton oriental dit : « Dieu est capable de bouleverser les cieux jusqu’aux confins de l’univers pour réaliser à la place de l’homme ce qui lui est impossible. Mais il ne déplacera pas le moindre fétu de paille pour intervenir dans ce que l’homme a la capacité de résoudre » Alors participer à l’action. Vous avez des bras et une cervelle, sortez de votre conformisme où l’intelligence s’est endormie dans l’habitude. L’habitude maintient le mental dans des ornières et il l’empêche de sortir. Il faut de la vivacité dans l'esprit, une continuelle curiosité intellectuelle pour que l’intelligence soit toujours éveillée. Sinon, elle risque de croire à des préjugés de manière stupide et irréfléchie. C’est la paresse intellectuelle qui favorise le conformisme des idées reçues. 

B.B © Novembre 2013
Photo : Inconnu

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vendredi 8 novembre 2013

L'arnaque de la conscience

La Conscience est une ressource, qui fait de chacun de nous une personne responsable. La conscience nous permet de voir, de comprendre, d’apprécier, de juger et de décider. Si vous connaissez déjà l’arnaque financière, il y a encore plus grave: l’arnaque de la conscience. Un peu comme en ce moment, où le plus grand nombre vie encore prisonniers d’un système de pensée tellement conditionné qu’ils adorent les moyens de leur aliénation.

Si les gens comprenaient comment fonctionne notre système nous aurions une révolution demain. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent. C’est le Marché qui impose sa loi. C’est à celui qui fera le plus de profits pour racheter l'autre! C’est une course effrénée. Toute la souffrance du monde peut hurler tant qu’elle veut, la Terre peut craquer sous toutes ses coutures, la faim peut tuer un enfant toutes les dix secondes, des cinglés tirer au hasard dans les rues, des cadres au bout du rouleau se pendre dans leur bureau, des ouvriers se faire jeter dehors pour aller croupir au chômage… On n’en a rien à cirer.

Nous sommes des idiots, nous ne contrôlons rien du tout, tous nos désirs sont fictifs et résultent des stratégies marketing, aucun libre-arbitre, toutes les options sont décidées pour nous et nous y obéissons avec un conformisme qui laisse parfois pantois. Si on en croit les discours ambiants, les marchands du temple diront que la valeur suprême est l’éveil…. Le tour de passe-passe consiste, moyennant toutes sortes de justifications verbeuses, à faire semblant que l’on est conscient de l’illusion alors qu’en réalité on est en plein dedans. Quand on sort à huit heures pour aller au bureau, on met les grosses chaussures pour écraser tout le monde, et quand on rentre le soir chez soi, on met les pantoufles pour aller s’agenouiller devant notre conscience, et on oublie que toute la journée qu’on a écrasé tout le monde, dit des méchancetés, fait des remontrances, ou porté la médisance.

Notre pseudo-lucidité est illusoire et la ruse du système consiste justement à jouer sur cette ambiguïté, donnant à croire que nous ne sommes pas stupide, que nous contrôlons notre vie, que nous avons un libre-arbitre,… tout en mettant systématiquement en place des stratégies contraires. La dérive commerciale maintenant consiste à faire des stages payants de développement personnel et de bien-être.  Le problème c’est que, quelles que soient les pantoufles que nous mettons le soir, la vérité voit bien les gros sabots. 

B.B © Novembre 2013
Photo : PAWEL KUCZYNSKI

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samedi 2 novembre 2013

Pour ou contre ?

Soyons honnêtes beaucoup de personnes font encore de mauvaises réponses à la bonne question. Le cyberespace où s’élaborent les défis fonctionnent pareils : désinformation, sondage, buzz, vérification du code (pour ne pas dire fichage, écoute). La contagion est exponentielle et le flux se répand dans tous les foyers à la vitesse d’un clic. Aucun relief, pas de perspective, ni de ligne de fuite, juste un écran total qui retranscrit tous les flux contradictoires en termes d’imageries dans la forme du réseau sociale. Notre aveuglement collectif, notre paresse intellectuelle, nos craintes et notre acceptation docile de ce système et tout simplement insensé.

Evidemment c’est plutôt bien d’échanger, de partager mais dans la dans la confusion qui caractérise notre époque, il s'agit seulement de s’exprimer même si on n’a rien à dire. A y regarder de plus près c'est une petite liberté d’expression "Duel" qui consiste à chercher constamment des torts et à vouloir par-dessus tout avoir raison. On parle de tout et de rien, parfois avec la nette impression que personne n’écoute vraiment. Cherche amis désespérément.

Si Internet s’installe dans l’univers mental des gens, il joue aussi chez beaucoup d'autres, un rôle fondamental. Son usage a révolutionné le travail de recherche et de mise à disposition de l’information. Il est devenu un vecteur de communication intemporelle, et participe avec une grande facilité à la communication entre les hommes. La liberté de s’exprimer ainsi gagné, donne les ressources du dialogue à grande échelle. Les idées se partagent à la vitesse de la lumière et facilite la connaissance du monde.

Aujourd’hui avec Internet on peut accéder à l’œuvre du génie pour peu qu’on s’en donne un peu la peine. Oui une grande partie de la connaissance et de l’information s’acquiert maintenant avec un clic de souris depuis l’autre bout du monde. Le « vivre ensemble ou la connaissance de l’autre» est devenu une valeur forte. Malheureusement tout n’est pas réglé pour autant ! Parce que le problème, ce n’est pas tant l’accès à la connaissances  ou l’épanouissement des masses. Le problème ce sont les gens qui accèdent à cette masse d'informations et qui en reviennent les mains vides malgré tout.

Accéder à la connaissance est une chose. Savoir en retirer un enseignement profitable en est une autre. De là à croire que l’on peut trancher toutes les questions, il y a tout de même un fossé à ne pas franchir. Ce n’est pas parce que on nous a répété sans cesse qu’il y avait des gens qui ont raison et d’autres qui ont tort qu’on doit se laisser faire. Il n’y a pas seulement du noir et du blanc. Il y a toutes les couleurs dans la Nature.

« On ne sait jamais qui a raison et qui a tort » et « il est difficile de juger ». Je ne peux pas donner raison à tout le monde, parce que le seul fait de vouloir donner raison implique aussi que je donne tort. C’est la contrainte de la dualité dans laquelle je me suis placé par avance, et qui m’a été imposée et que j’ai acceptée. En fait, la dualité se situe dans la structure même du mental. Penser dans la dualité tort/raison, c’est seulement prolonger une tendance qui est dans la nature de l’esprit. L’opinion fonctionne dans la dualité. On nous a répété qu’il était important d’exprimer notre opinion et en toute bonne foi, nous avons cru que pour cela, il suffisait d’appliquer le paradigme raison/tort à toutes les questions. Il suffit d’observer cela autour de nous chez les gens les plus simples. Si on demande : et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Et bien la plupart des gens dégainent les affirmations : je suis pour/contre ! » Philosophie et spiritualité
 
Heureusement si notre monde s’éveil à une nouvelle conscience, et si on introduit la théorie de l’évolution, si tout fonctionne, si tout continue, si tout évolue, c’est bien qu’à la base il y a la perfection, la perfection des cycles, la perfection des lois de l’Univers. Si un monde est imparfait, si un univers est bancal ou précaire, il faut le laisser mourir d’épuisement et cette opération ne sera pas indolore tellement la compétition a pénétré nos esprits.

La vraie sagesse consiste à nous enseigner que l’on doit renoncer à une chose que pour la remplacer par une autre meilleure. 

B.B © Novembre 2013

Photo : Inconnu